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Young Mozart Reporters Blog

Weblog with Information and Articles on a European Project

Festival Saoû chante Mozart0

Posted by david in Francais (Friday August 18, 2006 at 10:44 am)

UN FESTIVAL PAS COMME LES AUTRES

Il existe des festivals où l’on vient, en robe du soir et Rolls, pique-niquer sur des nappes en organdi. D’autres où l’on s’étend mollement en maillot de bain sur la plage. L’annuaire du téléphone en recense 654 en France et le Comité Régional du Tourisme 120 en Rhône-Alpes, des Etoiles de la Magie aux Montgolfiades internationales.

Il existe aussi “Saoû chante Mozart”, un festival pas tout à fait comme les autres. Créé en 1989 par des Drômois et quelques Lyonnais amoureux de Wolfgang Amadé et d’un village entouré de rochers rendu jusqu’ici célèbre par sa Forêt, site classé depuis 60 ans, et sa Fête du Picodon, rude et tendre fromage de chèvre. Il s’étendit d’abord sur un week-end et 4 concerts. Leur succès surprit, ses organisateurs en premier.

http://www.saouchantemozart.com/ 

https://master.radiofabrik.at/mozart/2006%20annee%20Mozart.mp3

Les jeunes Européens réunis à Salzburg par « Radiofabrik ».0

Posted by david in Francais (Monday August 14, 2006 at 3:01 pm)

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Vue générale du Salzbourg historique, avec ses églises et sa forteresse.
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Les jeunes Européens réunis à Salzburg par « Radiofabrik ».


Petite chronique d’un séjour à Salzbourg

C’est grâce à « Radiofabrik », la principale radio associative de Salzbourg, que trois jeunes Françaises férues de musique, Magali Bonelli-Bassano (jeune enseignante au conservatoire « W-A Mozart » à Paris, Julia Pêcheur et Charlotte Zambeaux, deux lycéennesmembres de la maîtrise de Radio France, ont eu la magnifique surprise d’être invitées à Salzbourg, Cette rencontre a eu lieu, du 18 au 21 avril 2006, dans le cadre du projet « Young Mozart Reporters », soutenu par l’Union européenne,
Accompagnées par deux membres de l’association Corali (Coopération des radios libres), partenaire du projet, Frédéric Boucharin, technicien radio, et Yvan Jossen, journaliste, elles ont été logées, avec une douzaine d’autres jeunes Européens venant d’Allemagne et d’Italie, dans une pension typiquement autrichienne, « Haus Wartenberg », à l’ouest de la ville, un bâtiment de trois étages agrémenté de sculptures en bois, de tableaux, de magnifiques armoires peintes…
Chaque matin, la petite équipe multinationale traversait à pieds la vieille ville de Salzbourg pour rejoindre les studios de « Radio Fabrik » situés à l’est de la ville, en prenant le temps d’admirer la splendide harmonie baroque des places et des églises.
« Radiofabrik » occupe tout un étage du centre culturel ARGE, au numéro 16 de l’allée Josef-Preis, à proximité de la rivière Salzach, qui coupe la ville en deux. Ce grand parallélépipède moderne abrite, outre la radio, de nombreuses activités culturelles et associatives, ainsi qu’un restaurant d’excellente qualité.
Préparé avec soin par David Roethler, responsable des projets à « Radiofabrik », et son équipe, le programme de chaque jour réservait de nombreuses bonnes surprises : production d’émissions sur Mozart, micro-trottoirs dans les rues de la ville, interview de Charlotte Zambeaux par la Radio nationale autrichienne, conférence sur Mozart par un éminent spécialiste, visite de l’exposition « Viva ! Mozart » au musée Carolino, invitation au Landestheater pour une représentation de « la Finta Giardiniera » dans une mise en scène moderne… Une activité stimulante, bien organisée, chaque seconde étant consacrée au héros du jour, Mozart !
Yvan Jossen a été invité à l’assemblée générale de Radiofabrik, au cours de laquelle les responsables ont fait le point sur les initiatives en cours et à venir, soulignant fortement l’importance de projets européens tels que « Young Mozart Reporters » pour l’existence de la radio.
L’accueil chaleureux et l’engagement sans faille des responsables de « Radiofabrik », sous la houlette de David Roethler, ont favorisé les échanges entre ces tous ces jeunes musiciens. Une expérience qui a satisfait l’ensemble des participants français, et, je n’en doute pas, aussi ceux des autres pays européens, invités par Radio d’Onda d’Urta, une radio de Brescia en Italie, et l’association Archifilm, un organisme culturel de Heidelberg, en Allemagne.

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Centre culturel ARGE, où est installée Radiofabrik.

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Pension Haus Wartenberg, à l’ouest de la ville.

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Interview à la Radio nationale. A gauche, Charlotte Zambeaux.

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Préparation d’une émission dans un studio de « Radiofabrik ».

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Préparation d’une émission. De gauche à droite, un jeune Italien,
Magali Bonelli-Bassano, Julia Pêcheur et Charlotte Zambeaux,
une jeune Italienne.

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De gauche à droite, les deux accompagnateurs français, Yvan Jossen et Frédéric Boucharin.

Mozart à Paris, une expérience sans lendemain0

Posted by david in Francais (Monday August 14, 2006 at 2:33 pm)

Comment ne pas applaudir à la fête que Paris a réservée à Mozart, en cette année de commémoration du 250e anniversaire de sa naissance.
Les œuvres les plus rares ont été représentées, comme « Der Schauspieldirektor », une « comédie avec musique » écrite par le compositeur à l’âge de dix-neuf ans. Et les plus célèbres pièces ont été jouées et mises en scène, comme « Don Giovanni », « les Noces de Figaro », « la Clémence de Titus », « Cosi fan tutte » et « Idoménée » à l’Opéra Garnier. Partout dans la ville, dans les conservatoires d’arrondissement, les salles de concert, de nombreux concerts, des conférences et des expositions ont revivifié la musique et le message profondément humaniste du génial Autrichien.
Mais il convient, pour rendre justice à Mozart même à deux siècles et demi de distance, de ne pas oublier que son expérience française n’a pas été heureuse.
Certes, lors de son premier voyage, du 18 novembre 1763 au 10 avril 1764, les Mozart font fureur dans les salons de la ville. Agé de sept ans, Wolfgang Amadeus est un petit dieu adulé par l’aristocratie parisienne. Avec sa sœur Nannerl, il joue devant la famille royale à Versailles et la Pompadour les reçoit dans son hôtel particulier, un bâtiment devenu depuis l’Elysée, résidence du président de la République.
Un deuxième séjour suivra, du 10 mai au 9 juillet 1766. L’accueil est moins chaleureux, même si les Mozart participent aux réceptions du cousin de Louis XV, le prince de Conti,. Les compositions de Johann Schobert, maître de musique du prince, seront un modèle pour les premiers travaux de compositeur du jeune Mozart.
Mais c’est son dernier séjour, du 23 mars au 26 septembre 1778, qui marquera un désamour durable entre Mozart et Paris. Frivoles et superficiels, intéressés surtout par la mode, les Parisiens ont oublié ce jeune homme de vingt-deux ans aux dons prodigieux. Accompagné par sa mère Anna-Maria, il loge modestement à l’hôtel. Le baron Grimm se désintéresse de sa musique, il est éconduit par la cantatrice Aloysia Weber, il se heurte à des difficultés pour se faire jouer et les difficultés financières s’accumulent. La mort de sa mère, enterrée à Paris, le touche profondément. Malgré ces vicissitudes, Mozart compose deux symphonies, un concerto, six sonates, diverses variations, ainsi que la musique du ballet « les Petits riens » de Jean-Georges Noverre, maître de ballet de l’Opéra.
Le retour de Mozart à Salzbourg ferme l’une des périodes les plus pénibles de sa vie et les Parisiens attendront le milieu du 19e siècle pour reconnaître le génie de Mozart.
Divers éléments rappellent ces trois séjours : une plaque dans la cour intérieure de l’hôtel de Beauvais, aujourd’hui siège du Tribunal administratif, porte l’inscription « Mozart habita dans cette maison en 1763 » ; une autre plaque est accrochée sur la façade du 8, rue du Sentier, où sa mère est morte ; une dernière plaque, dans la chapelle Sainte-Cécile de l’église Saint-Eustache, rappelle le souvenir du compositeur et de sa mère. Signalons aussi le buste du compositeur, réalisé par Louis-Félix Chabaud, installé sur la façade de l’Opéra Garnier, ainsi que la place de l’Opéra et l’avenue Mozart, dans le 16e arrondissement, non loin de la Seine.
Malgré la rencontre ratée entre Mozart et la Ville Lumière, Paris possède un trésor inestimable, conservé à la Bibliothèque nationale : il s’agit du manuscrit original de « Don Giovanni », à la diffusion duquel a travaillé Emmanuel Reibel, professeur au conservatoire « Wolfgang-Amadeus Mozart ». La Bibliothèque nationale détient aussi le manuscrit du trio Kegelstatt k 498.

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Buste de Mozart, sur la façade de l’opéra Garnier, place de l’Opéra, à Paris.

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Léopold Mozart, Wolfgang et Nannerl (détail),
par Louis de Carmontelle, novembre 1863.

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Manuscrit de « Don Giovanni ».

Le lycée « Jean de la Fontaine » s’intéresse à la musique0

Posted by david in Francais (Monday August 14, 2006 at 2:24 pm)

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Lycée « Jean de la Fontaine », vue d’ensemble.

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C’est depuis 1976 que ce lycée propose des classes de spécialisation musicale. Pour s’informer sur ce sujet, Jean Bénetière et Yvan Jossen, journalistes à Corali, ont interviewé Julia Pêcheur et Charlotte Zambeaux, deux élèves membres de chœur de Radio France, invitées à Salzbourg dans le cadre de l’initiative « Young Mozart Reporters », ainsi que deux autres élèves inscrits dans des classes musicales.
Sur une pelouse, à l’ombre d’un arbre, ces jeunes ont exprimé avec vivacité et en toute liberté leurs sentiments sur la commémoration du 250e anniversaire de la naissance de Mozart, sur sa vie et sa musique.
L’interview sonore est disponible sur ce site sous XXX.

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Lycée, entrée principale.
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Julia Pêcheur.
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Charlotte Zambeaux interwievée par Jean Bénetière.

Interview à entendre

Paris : le conservatoire « Hector-Berlioz », un bâtiment du 18e siècle au service de la musique1

Posted by david in Francais (Monday August 14, 2006 at 2:12 pm)

Bruno Rossignol, le jeune directeur musical du conservatoire « Hector Berlioz », a expliqué avec une fierté légitime, à Jean Bénetière et Yvan Jossen, journalistes à Corali, les particularités de son Conservatoire.
Situé dans un quartier populaire du centre de la capitale, où se sont installées les communautés turques et kurdes, son conservatoire reçoit chaque semaine 1400 jeunes élèves et 450 adultes. Installé dans un hôtel particulier, l’hôtel Gouttière, le conservatoire dispose d’une charmante cour intérieure parfaitement adaptée à l’accueil du public et à l’exécution d’œuvres musicales et d’opéras.
L’« Année Mozart » a incité les professeurs de cette école de musique à prendre plusieurs initiatives stimulantes pour les élèves, basées sur les œuvres du compositeur : classes de chant avec orchestre de musique de chambre, théâtre musical, mise en scène de la « Flûte enchantée », « Messe du couronnement » avec chœur et orchestre, master classes autour des concertos pour piano et orchestre dirigées par le grand pianiste français Eric Heidsieck.
* Conservatoire « Hector Berlioz », 6, rue Pierre-Bullet, 75010 Paris, tél. 01 42 38 33 77, métro Château-d’Eau.
L’interview sonore est disponible ici.

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Bruno Rossignol, directeur musical du Conservatoire « Hector Berlioz ».

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Passage Brady, ses restaurants et ses commerçants indiens.

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La cour intérieure du Conservatoire « Hector-Berlioz » préparée pour accueillir le public.

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Rue du Faubourg-Saint-Denis, à proximité du Conservatoire.

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Rue du dy Faubourg-Saint-Denis.

Au cœur de Paris, le conservatoire « Wolfgang Amadeus Mozart »0

Posted by david in Francais (Monday August 14, 2006 at 1:27 pm)

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Ce conservatoire est l’un des dix-huit établissements publics dédiés à la musique répartis dans les divers arrondissements parisiens. Il accueille deux mille élèves, encadrés par deux cents professeurs. Situé à deux pas de la Seine, à proximité du Centre culturel Georges-Pompidou et de la place des Innocents, l’école de musique fait partie du Forum des Halles, un immense centre commercial de verre et d’acier qui a remplacé l’ancien marché couvert de la capitale au milieu des années 1970, appelé « ventre de Paris ».
Sous l’impulsion d’Emmanuel Reibel, professeur d’histoire de la musique, un trimestre a été consacré à l’étude du « Don Giovanni ». Selon ce professeur, le héros de cet opéra est une figure d’une « richesse bouleversante, un personnage mythique de tous les temps, un sujet universel de la subversion ». Cette œuvre de Mozart offre, selon lui, « une magistrale synthèse de la musique du 18e siècle ». Pendant trois jours, la classe de M. Reibel a pu assister au montage de cette œuvre par Michael Hanecke, à l’opéra Bastille. Cette mise en scène moderne, quasi-cinématographique du cinéaste autrichien, où Don Giovanni dirige une grande entreprise, a suscité une vive polémique.
Emmanuel Reibel et deux de ses élèves, Marina Kaleka et Yann Lombard, ont été interviewés par Jean Bénetière et Yvan Jossen, journalistes à Corali (Coopération des radios libres), pour « Young Mozart Reporters ».
* Conservatoire « Wolfgang Amadeus Mozart », 3, rue Pierre-Lescot, 75001 Paris, tél. 01 42 36 17 86, métro Les Halles.
L’interview sonore est disponible sur ce site sous XXX.

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La Seine au centre de Paris, à proximité du Conservatoire.

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Le Centre culturel Georges-Pompidou.

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La Fontaine des Innocents.

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Vue générale du Forum des Halles où est installé
le Conservatoire « Wolfgang-Amadeus Mozart ».

Mozart et la franc-maçonnerie0

Posted by david in Francais (Monday August 14, 2006 at 1:08 pm)

Pour vraiment pénétrer l’univers musical de Mozart, il est nécessaire de parler de son adhésion à la franc-maçonnerie, le 14 décembre 1884, à l’âge de 28 ans.

Histoire
Apparue en Angleterre et en Ecosse au 15e siècle, la franc-maçonnerie est constituée par de nombreuses sociétés secrètes à vocation philanthropique et initiatique, nourries de symboles et de rites tirés de l’antiquité égyptienne. Elle prend la suite des corporations de métiers, dont les associations de bâtisseurs, qui avaient pour vocation la défense de la profession, de leurs membres et de leurs protecteurs. Pour polir sa “pierre brute”, l’initié doit agir en homme loyal, d’honneur et de probité. Il doit pratiquer la tolérance, faire le choix de la paix, respecter la Nation et l’ordre social…
Au 18e siècle, une frange influente de la maçonnerie est gagnée aux idées des philosophes des Lumières, qui critiquent les restes de féodalité, d’absolutisme et d’obscurantisme religieux qui font obstacle au progrès permis par l’intelligence. Théiste (dieu comme grand horloger), tolérante, libérale, humaniste, elle connaît un succès foudroyant dans toute l’Europe, où l’on compte des milliers de loges, à la veille de la Révolution française regroupant les élites civiles, militaires et même religieuses. Sans avoir fomenté la Révolution, les loges contribuent à la diffusion des idées des Lumières dans des lieux stratégiques.
Depuis plusieurs années, Mozart est un adepte des aspirations du “Sturm und Drang” et des idéaux de l’”Aufklärung” (Lumières), même s’il ne s’intéresse pas à la révolution française, ne fait pas de politique et déteste la violence. Il manifeste sa sympathie pour l’esprit de l’Illuminisme, “progressiste, antimystique, irréligieux, rationaliste, socialement et politiquement prérévolutionnaire”, selon Brigitte Massin, ce qui correspond aux aspirations de sa maturité. Au début des années 1780, au seuil de la modernité, et alors qu’il est de bon ton d’appartenir à une loge dans l’Empire de Joseph II, Mozart trouve, dans les dogmes maçonniques, un milieu culturel, philosophique et fraternel qui lui correspond parfaitement.

Rencontres
Mais même avant même d’être initié, et parfois sans le savoir, Mozart rencontre, très jeune, plusieurs francs-maçons, lors de ses nombreux voyages à travers l’Europe. Agé de douze ans, il écrit la musique de “Bastien et Bastienne” pour le fameux docteur Mesmer, franc-maçon, auteur de la théorie du magnétisme. En 1773, à dix-huit ans, c’est pour le baron von Gebler, franc-maçon, qu’il écrit la musique de “Thamos, roi d’Egypte”, une oeuvre considérée comme l’ancêtre de “La Flûte enchantée”. Et en 1778, c’est grâce à Otto von Gemmingen, qui dirige la loge “La Bienfaisance”, que Mozart peut rencontrer le compositeur franc-maçon XXX Le Gros et ses amis, en 1778, lors de son deuxième voyage à Paris.

Initiation
Mozart franchit le pas le 14 décembre 1784. Il est initié à la franc-maçonnerie à la loge “La Bienfaisance”, qu’il quitte en 1785 pour celle de “l’Espérance couronnée”. Il a vingt-huit ans et cette initiation est déterminante pour les sept ans qui lui restent à vivre. Cette initiation le marque si profondément qu’elle le pousse à initier son propre père Léopold et Joseph Haydn, au premier trimestre 1785.

Dates marquantes
Trois dates sont marquantes pour l’œuvre maçonnique de Mozart : 1785, 1788 et 1791, année de sa mort.

1785. En janvier, Mozart écrit le quatuor en ut majeur, dit quatuor des Dissonances, qu’il offre à son ami Joseph Haydn pour être entré en maçonnerie. La première partie de l’oeuvre est pleine de fausses notes, qui évoquent l’état de la pierre brute. La pièce se poursuit par une écriture normale, puis par un magnifique accord en do majeur, qui donne le ton de la clarté et de la lumière. En avril, Mozart compose pour ses frères maçons “La Joie maçonnique”, et, trois mois plus tard, “La Musique funèbre maçonnique”, à l’occasion de la mort de deux frères. Citons aussi le 22e concerto en mi bémol majeur, qui comporte trois bémols à la clé, qu’on peut comprendre comme étant les trois points maçonniques…

1788. Cette année-là, Mozart traverse une grave crise matérielle et morale. Sa femme est très malade, sa fillette meurt le 26 juin. C’est une année difficile au plan musical aussi, puisque son admirable “Don Giovanni” reçoit un accueil mitigé de la part du public viennois et que les chefs-d’oeuvre qu’il compose ne lui rapportent presque rien. Mozart demande l’aide à un “frère”, le négociant en tissus Puchberg, qui le soutient matériellement et l’entoure de son affection. En avril, Mozart compose l’adagio en fa dièse mineur, suivi par la composition, en deux mois et demi, de ses trois dernières symphonies. C’est un triptyque à la gloire de la franc-maçonnerie, la dernière symphonie, en ut majeur, décrivant la résurrection de l’homme qui se tourne vers la lumière. Et fin septembre, il offre à son frère maçon une magnifique oeuvre maçonnique, le sublime trio Puchberg.

1791. Au cours des six derniers mois de sa vie, Mozart se livre à une intense création maçonnique, dont celle de “la Flûte enchantée”. En mars, L’idée de la “Flûte” lui est donnée par Emmanuel Schikaneder, un “frère” qui dirige le Theater auf der Wieden, qui lui apporte un livret qui l’enchante. Le sujet de l’opéra, emprunté aux “Contes orientaux” de Wieland, n’est pas très original et son ami franc-maçon le remanie en y introduisant rites, idéaux et symboles d’inspiration maçonnique. Mozart se met au travail et la première a lieu dans ce théâtre, le 30 septembre 1791, sous la direction de Mozart lui-même. Heureusement, le succès est au rendez-vous. Cet opéra maçonnique par excellence décrit un parcours initiatique vers la révélation, comme l’ont reconnu l’éminent musicologue Jacques Hailley et le spécialiste de la dimension maçonnique de Mozart, Jacques Henry.
Avant de quitter ce monde, Mozart donne à la franc-maçonnerie une dernière preuve de sa fidélité, en trouvant la force de créer, pour l’inauguration d’un nouveau temple, la cantate “Das Lob der Freudschaft” (L’Eloge de l’amitié), ce sentiment que le musicien a tant recherché et trop rarement trouvé.

Le mystère de la mort de Mozart ?
La mort de Mozart, ce si jeune et si brillant génie, a toujours paru d’une injustice extrême à tous ses admirateurs et certains d’entre eux ne peuvent se résoudre à admettre qu’il est mort de maladie. Selon l’écrivain Christian Jacq, plusieurs pistes méritent d’être creusées.
Tout d’abord, celle de la franc-maçonnerie, car un membre des “Illuminés de Bavière”, une branche rivale, a menacé d’empoisonner ses adversaires, dont Mozart, pour avoir dévoilé les mystères de la franc-maçonnerie dans “La Flûte enchantée”. Ensuite, la piste de l’Eglise autrichienne, un adversaire farouche des francs-maçons, dont Mozart est le plus éminent représentant, et auquel l’archevêque de Vienne a refusé l’extrême onction. Finalement, l’auteur pense que sa mort peut aussi être un crime d’Etat. En effet, au moment où Léopold II monte sur le trône d’Autriche, en 1790, l’empereur se trouve confronté à la Révolution française qui menace les trônes d’Europe. Pour lui, cette révolution a été inspirée par les francs-maçons. Des pamphlets violents accablent les “frères”, les loges de Vienne sont espionnées, les maçons fichés, une répression sévère les poursuit. Or, Mozart, désigné comme le maître spirituel de la franc-maçonnerie viennoise, a, selon Christian Jacq, “signé son arrêt de mort” avec la “Flûte enchantée”… Autre piste suggérée par cet auteur, sa propre loge, qui n’aurait pas apprécié que Mozart veuille créer un nouvel ordre, “la Grotte”, dévolue aux mythes égyptiens et à l’égalité entre les femmes et les hommes, “La Flûte enchantée” étant en quelque sorte le manifeste qui annonçait la fondation de cette loge…

*** * ***

Dans l’interview ci-après, Jacques Henry, directeur du festival “Saoû chante Mozart”, dans la Drôme, et auteur du livre “Mozart, frère maçon”, explique qu’il est lui-même devenu franc-maçon pour mieux appréhender les oeuvres du grand compositeur, en repérer les symboles maçonniques de l’intérieur et la symbolique centrale, celle qui conduit les hommes du chaos à la forme, de l’ombre à la lumière. Comme il l’affirme dans cette interview, “Mozart a été mon parrain.”

Mozart merchandising0

Posted by mozartreporter in Italiano, Deutsch, Francais, English (Friday April 21, 2006 at 11:51 am)

During the last three days, our group has been working on how Mozart is being merchandised in city of Salzburg. We have been doing interviews with tourists, locals as wells as shop assistants and have asked them inter alia what impact they thought the Mozart year 2006 will have on the purchase of Mozart balls, for example.

Additionally, we have been doing several “cultural” undertakings such as going to the theatre to see “la finta giardiniera” yesterday evening.

Finally, we do regret that this project is over, but on the other hand we are very happy to have been able to participate, too. annah 17 ansViele Jungendliche aus vier europäischen Ländern entschieden sich am Radioprojekt der verschieden Radiostationen teilzunehmen. Ich denke niemand bereut seine Entscheidung mitzumachen. Neben der Tatsauche dass wir viel Neues lernten, interessante Menschen kennen lernten und uns auch mit der Kultur Sbgs auseinandersetzten, konnten wir auch Erfahrungen im Bereich Medien sammeln.Julia 17 ans

In questi giorni ho intervistato alcuni turisti di questa ridente cittadina per produrre una trasmissione sulla commercializzazione dell´immagine di Mozart. E come in tutte le citta che hanno un motivo dominante di attrazione per i turisti tutti i visatori non possono che venire in questo posto almeno anche per mozart se non solo per quello. E`stato pero interessante vedere le varie opinioni della gente locale e dei commercianti e dei turisti, cosi come e interessante scrivere con una tastiera tedesca senza gli accenti e con la z in posiyione diversa.Ciao Isotta 17 ans Pendant ces trois jours à Salzbourg, notre groupe à travaillé sur les produits dérivés de Mozart (casquettes, barboteuses, chopes de bière, milk-shakes, cendriers, statuettes, briquets, mouchoirs…).

Les critiques des médias étant très péjoratives nous avons interviewé des touristes qui nous ont affirmé le contraire. Pour eux rien n’est trop exessif pour rendre homage au génie de Mozart. Malgrès cette afirmation ils avouent acheter rarement autre chose que les chocolats Mozart. Nous avons aussi interviewé des gérants de magasins. Ils affiment qu’ils ne tirent pas autant de bénéfices qu’ils auraient espéré car tous les magasins vendent la meme chose et les prix sont rop élevés pour que les touristes soient tentés d’acheter ‘’Mozart teddy bear'’ (121 euros).Charlotte 14 ans et Julia 13 ans

Mozart, citoyen de l’Europe0

Posted by david in Francais (Monday March 27, 2006 at 7:48 am)

A l’occasion de l’année Mozart, organisée en 2006 pour le 250e anniversaire de la naissance de ce grand compositeur, une radio associative de Salzbourg, Radio Fabrikfabrik, a décidé de mettre en contact des jeunes gens de plusieurs pays européens.
Intitulée « Young Mozart Reporters », cette initiative veut permettre à des adolescents d’approcher Mozart, sa musique, sa vie, son génie, à travers les concerts et les manifestations qui se déroulent partout en Europe en son honneur. Il s’agit, pour ces jeunes personnes, d’écrire des articles sur ce thème, de rendre compte des événements organisés autour de cette commémoration dans leur ville et dans leur pays, et de réaliser des émissions de radio sur cette thématique.
Durant sa brève existence, Mozart, homme des Lumières à la personnalité très affirmée, a parcouru de nombreux pays européens, dont la France, et en particulier Paris. Les sujets de réflexion à son sujet, tant musicaux que philosophiques, ne manquent pas, de même que les livres, les disques, dvd et productions culturelles consacrées à ce génie de la musique.
Une réunion des jeunes de différents pays ayant participé à cette initiative est prévue à Salzbourg, du 18 au 21 avril. Un programme alléchant, préparé par Radio Fabrik, leur fera découvrir les lieux où vécut le jeune compositeur. Ils assisteront à des conférences et à un concert.
Les partenaires de ce projet, soutenu par l’Union européenne et piloté par Radio Fabrik, sont l’association Corali (Coopération des radios libres) en France, Radio Onda d’Urto, une radio associative italienne installée à Brescia, et Archifilm, un organisme culturel allemand.
Gageons que ces jeunes personnes venant des villes de Salzbourg, Mannheim, Heidelberg, Paris, Milan et Brescia, sauront établir des liens durables entre eux.

Michel Robin
Article publié aux “Fréquences libres” mensuel du Corali
Fréquences libres